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"La moralité de l'art consiste à utiliser de façon parfaite un moyen imparfait." Sir Henry Wotton dans "Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde

07 juillet 2007

Ten Canoes

Ten_CanoesUn ingrédient que j'aime particulièrement dans les films: l'authenticité. Je suis allée voir il y a deux jours Ten Canoes, une très bonne production australienne racontant le quotidien des aborigènes d'Australie. Ce film est inconstestablement un chantre de l'authenticité dans le cinéma.
Le narrateur séduit d'entrée de jeu avec son accent exotique et son humour sain. Son objectif est de nous raconter une histoire simple, une fable, dont le sujet principal est la relation hommes-femmes, comme il en existe depuis des éternités. Mais le narrateur sait que son histoire va intéresser l'auditeur. Pourquoi? Parce qu'elle est particulière. Son contexte: l'Australie, non pas la moderne Australie très développée et très industrialisée, mais celle des Aborigènes, plus en retrait, moins exposée. Plus différente aussi, je dirais même à l'opposé de nos modes de vie occidentaux.
Personnellement -et c'est sans doute ce qui fait toute l'énigmatique des peuples aborigènes ou des peuples pigmées-, ce film m'a donné l'impression de voir une histoire ancienne, vécue il y a plusieurs siècles. Très régulièrement me fallait-il me rappeler que cette histoire est bel est bien actuelle, elle s'est passée il n'y a pas si longtemps, se passe en ce moment et se passera demain; dans ce même contexte, ce même environnement verdoyant, vierge de toute cimentatisation, de tout bulldozer, mais aussi vierge de toute industrialisation, de toute avancée technologique.
C'est assez fascinant comme, grâce au film, on peut se rendre compte que le progrès social est asymétrique du progrès économique, lui-même asymétrique du progrès technique. L'organisation sociale a existé de tout temps et force est de constater qu'elle est un élément nécessaire à la survie d'une communauté ou d'un peuple. La hiérarchie, si contestable qu'elle puisse être parfois, est néanmoins vitale. Le film nous le démontre d'une manière très simple, très authentique. J'aime beaucoup.

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13 janvier 2007

Tsotsi

TsotsiC'est l'histoire d'un jeune homme de 19 ans ayant grandi dans les rues de Soweto en Afrique du Sud. Il se fait appeler "Tsotsi", traduction: voyou. La première scène du film est une partie de dés. Elle permet d'introduire l'un des messages marquants du film: la vie est un long chemin au tracé aléatoire.
Tsotsi est un jeune délinquant, "the little gangster", qui, pour gagner son sou quotidien, triche, vole, chaque soir. Tsotsi a la rage, la haine même, on ne sait pas vraiment pourquoi. Un soir, avec son gang formé de ses trois amis, il ira même jusqu'à tuer.
Puis son portrait se précise. Il a dû longtemps supporter un père buveur et violent, une barrière entre lui et sa mère gravement malade, une barrière aussi entre lui et son chien que le père paralysera à coups de pied. La barrière est trop lourde, elle lui a fait perdre deux êtres qu'il aime. Il décide de fuir... loin. Il a alors environ huit ans, son vrai prénom: David.
Un événement va faire basculer la vie du délinquant: le vol d'une voiture. Larcin routinier jusqu'à ce qu'il se rende compte que dans la voiture volée se trouve un bébé de trois mois. La fuite d'abord à pieds puis en voiture trouve son point d'arrivée. Il décide de prendre en charge le bébé kidnappé et de l'aimer, de le faire sien.
Là commence une métamorphose de Tsotsi, qui prend la forme d'une thérapie pour ce jeune David. Il voit en l'enfant une manière de lui donner la chance qu'il n'a pas eue, une façon pour lui de recommencer sa vie. Il donne au bébé son propre prénom: David.
Mais les ennuis se poursuivent, les parents du bébé sont déterminés à le retrouver, Tsotsi lui déterminé à le garder.

Le film est poignant. Chacune des scènes est brillament tournée, les dialogues parfaitement mesurés. Les acteurs parlent dans leur patois local, le Tsotsitaal, et ajoutent ainsi à l'authenticité du film. Maternité, enfance, délinquance, honneur, respect, autant de notions "dépoussiérées" par le film. D'une histoire simple, le réalisateur, Gavin Hood, est parvenu à susciter l'émotion. Jusqu'au choix des morceaux de kwaito qui composent la bande originale. Je pense que c'est ce qu'on attend d'un grand film. Pas de doute, Tsotsi en est un.
Pour finir, mon coup de coeur du film: ces scènes où Tsotsi porte ce bébé qu'il chérit dans un sac où il est imprimé: "expect more".

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20 septembre 2006

The Queen

The_Queen

C'est un film de très haute qualité que je suis allée voir sur grand écran hier soir.
Eté 1997, Tony Blair vient d'être nommé premier ministre et "The Queen" retrace les débuts de la relation entre la Reine Elizabeth II et le nouveau chef du gouvernement travailliste. Ne le voilà t-il pas nommé que Tony Blair va devoir faire son entrée en matière avec la gestion de l'une des tragédies ayant le plus secoué le coeur des Britanniques: la mort de Lady Diana, princesse de Galles.

Au 10 Downing Street, pas facile alors pour "Le très honorable" de gérer entre:
- une Reine d'Angleterre impassible et lointaine au regard de la tragédie, refusant des funérailles publiques à une personne ne faisant plus partie de la famille royale
- un Prince de Galles soucieux d'offrir à la mère de ses enfants et d'un présumé futur roi d'Angleterre des funérailles dignes du rang
- une population britannique sous le choc de la tragédie et réclamant eux-mêmes des funérailles en hommage à la princesse qu'ils aimaient tant
- des medias intrépides et impitoyables à l'encontre de la Reine et de sa rigidité.

Les personnages ont été de mon point de vue excellemment joués.
Il est intéressant de voir en scène les vies et tourments de chacun des membres de la famille royale. En tant que public, on se voit donner la permission d'approcher la Reine par le grand écran (c'est en tout cas comme ça que je l'ai ressenti) et l'on constate que c'est dans un véritable bunker qu'elle réside. Les seules intermédiaires entre le peuple intouchable et la Reine sont Tony Blair et la presse. Le trio Reine Elizabeth, Reine Mère et Prince Philippe dresse une bulle conservatrice que les modernisateurs Tony Blair et le Prince Charles peinent à percer. Cet équilibre des forces est-il à l'avantage ou au dépens de la stabilité de la monarchie? Difficile à dire. La Reine s'efforce d'y voir clair dans ce jeu d'influences, son unique souci étant de préserver la longévité et la dignité de la monarchie qu'elle a si longtemps servie. Comme elle l'explique dans le film, difficile d'exprimer publiquement ses sentiments. C'est ainsi qu'elle a été éduquée: "first: duty, second: self".

Il est également très instructif d'observer la mise à l'épreuve d'un Prime Minister, ici Tony Blair obligé de faire le grand écart entre une population britannique exigeant que l'on reconnaisse publiquement leur affliction et la fermeté d'acier de la Reine. On assiste durant cette crise à ce qu'on peut appeler un "Je t'aime, moi non plus" assez attendrissant entre les deux principaux protagonistes. Un jeu de séduction que le Premier Ministre réussit finalement haut la main, remportant l'assentiment et la reconnaissance de la Reine et au passage ceux du peuple.

Autre remarque: le duc Philippe d'Edimbourg, époux de la reine, malgré son rôle de fidèle accompagnateur de Sa Majesté, se confine en fin de compte à un rôle d'ombre. Quelles que soient ses recommandations, les goûts et désirs de la Reine finissent toujours par trancher. C'est assez caustique disons, de mon point de vue encore une fois.

Un très bon film reconnaissant les débuts très prometteurs du Premier Ministre, mais ne cadrant qu'un angle de ses compétences et donc ne laissant rien suggérer de ses actions et positions politiques ultérieures. En revanche, l'angle pris pour dépeindre la Reine s'inscrit de mon point de vue davantage dans le temps. D'un fait d'actualité pour le moins exceptionnel, il brosse fidèlement la personnalité d'Elizabeth, c'est à dire en peu de mots conservatrice, rigide mais rassurante.

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27 mai 2006

Da Vinci Code

Eh bien, pour une réussite, ce n'en est tout simplement pas une!
Je viens d'aller voir Da Vinci Code le film au cinema et je suis franchement déçue. Le jeu d'acteur est nullissime, en particulier celui d'Audrey Tautou. La réalisation est désastreuse. Tout est bien en dessous du niveau auquel je m'attendais. Certes la trame du livre est bien suivie, mais tout est si précipité. Et cette sensation qu'on a du texte appris par coeur, c'est désolant.
Des flash-back mal positionnés dans le film, un suspense à peine haletant, des scènes censées regorger d'émotion totalement bâclées, un Tom Hanks qui ne m'impressionne même pas une seconde -contrairement à son habitude, une ingéniosité du livre qui est totalement trahie par le film. Ron Howard, le réalisateur, fait passer Dan Brown pour un fourbe, un individu ne sachant rien faire d'autre qu'inventer des devinettes. Et dire que ce dernier était le producteur exécutif, c'est à n'y rien comprendre! Comme quoi, tout avis ne peut être que subjectif. C'est vrai que j'ai lu le bouquin, mais quand même! Cela ne justifie pas qu'on s'ennuie. Il y avait matière à chef d'oeuvre, et Howard a bazardé tout ça en un temps trois mouvements.
Que dites vous? Ah oui, Ron avait une deadline qu'il était obligé de tenir. Suis-je bête! Faire une sortie du film après le festival! C'est vraiment ne rien connaître au business! 

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26 mars 2006

Inside Man

inside_manJ'aurais presque aimé déclarer pour une fois : "C'est étrange, d'habitude Denzel me fait meilleure impression dans ses films". Mais cela reste difficile décidément.
Inside Man, que je suis allée voir hier, est un film "réjouissant". A la fin du film, je me suis laissée bercer par le générique de fin, le sourire en coin,  traduisant ma satisfaction de constater que le 7è art est loin d'avoir épuisé toutes ses passerelles d'innovation. La qualité des images est traditionnelle et novatrice à la fois, mixant le style polar des années 80 et une attention marquée sur des dialogues banals et pourtant essentiels, me menant à me demander: "How the hell did Spike Lee find this idea?"
Une main dubitative et avide de solutions frottant un crâne rasé avec acharnement, une autre affirmative qui se glisse sur la bordure d'un chapeau droit, je retiens notamment de Denzel Washington son jeu de mains. C'est la première fois que je le voyais jouer ainsi avec ses mains. Cela me permettait d'oublier ses mimiques habituelles et finalement de constater l'étendue de son talent.
Avez-vous déjà été bluffé par la présence d'un acteur dont on ne voit ni le visage ni aucune autre partie du corps tout au long du film? Même masqué, je dirais même invisible, Clive Owen n'a pas besoin de jouer de la mitraillette, de faire des pirouettes, ou que sais-je encore. Seul son cerveau suffit. Il faut que je suive cet acteur de très près. C'est la troisième interprétation que je vois de lui après Closer et Sin City... ce type a de la graine.
Bon, que dire de Jodie? J'aime tellement cette actrice que ça m'est difficile de faire un commentaire sans le trouver d'emblée subjectif. Un des rôles où elle est assurément des plus rayonnantes, la quarantaine lui va vraiment très bien. Quant à son rôle de négociatrice proprement dit, assez inutile, si ce n'est à nous faire entrevoir certaines coulisses du pouvoir dans le milieu de la banque. Ce que je retiens, c'est la perfection avec laquelle elle a interprété ce rôle que je juge approximatif. Cet espèce de désinvolture qu'on lit dans un regard constamment rieur, celle qui caractérise les personnalités sans scrupule et certaines de leur talent. La connaissant ayant joué des rôles bien plus dramatiques, je me suis "réjouie" de la voir emprunter une telle casquette. Elle est restée en fin de compte fidèle à son principe de "la brillance discrète".
Bref, film simple et intelligent, qui s'est efforcé d'extirper l'inédit du banal et y est allégrement parvenu.      

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15 février 2006

Redemption

" Redemption" est le film qui retrace la vie de Stanley Tookie Williams, cofondateur du gang des Crips, un des plus violents de L.A. et rival des Bloods. Stanley Williams, pour ceux qui ne s'en souviennent pas ou qui l'ignorent, a fait la une de l'actualité en fin d'année dernière dans le cadre de son exécution validée par Schwarzenegger. Jamie Foxx, Golden Globe 2005 du Meilleur Acteur pour ce film, y interprète le rôle de Tookie . "Redemption" a reçu deux nominations aux oscars 2005.

Personnellement la prestation de Jamie Foxx ne m'a pas bouleversé. Je l'ai vu plus inspiré dans d'autres films. Petite anecdote:il a visiblement accru sa musculaire pour le rôle, sans toutefois parvenir à rappeler Tookie qui, il est vrai, était physiquement impressionnant malgré un âge respectable. D'emblée j'ai été plutôt déçu par le film. Mes attentes étaient différentes du projet porté par le film, qui comme l'indique son titre, est l'histoire d'une rédemption. J'avoue que j'espérais plus de violence - oui j'aime bien les films violents, peut-être par voyeurisme un peu lâche -, un accent davantage mis sur la vie de Tookie avant son incarcération. Celle-ci est suggérée par petites touches. L'angle n'était pas celui-là, et c'est en fin de compte tant mieux. A la place on a une belle réflexion sur la pertinence, le sens de la peine capitale, et plus globalement un questionnement sur la justice, son rôle. Laquelle est trop souvent confondue avec la vengeance; celle-ci me semble par exemple guider fondamentalement le principe de la peine capitale: tu as tué, tu mourras. Les limites d'une telle logique sont clairement illustrées par la vie de Tookie. Ancien chef de gang devenu un écrivain traduit dans de multiples langues, militant acharné pour la paix et la non-violence, notamment auprès des enfants. Il est même parvenu via un enregistrement vidéo à convaincre les Crips et les Bloods d'observer une trêve dans leurs affrontements. Il a appris le latin et les textes saints, étudié la philosophie. Il a obtenu plusieurs nominations au Prix Nobel de la Paix; reçu Winnie Mandela. Ses cendres, selon sa volonté, ont d'ailleurs été dispersé en Afrique du Sud.

Après une telle transformation, la décision d'exécuter Tookie s'apparente clairement à une négation de l'idée même de perfectibilité de l'homme. Elle entérine une conception essentialiste - dangereuse - de l'être humain, qui postule que celui-ci a vocation à être ce qu'il a toujours été. Ce qui est "amusant" dans  l'affaire est, comme souvent, le deux poids deux mesures. Car qu'est-ce qu'un born-again sinon précisément quelqu'un qui a connu la rédemption. Georges Bush est un born-again. On pourra toujours objecter que Bush n'a pas commis de meurtre. Je répondrai un peu cyniquement que la question n'est évidemment pas celle-là. Elle est plus profonde: croit-on ou pas en l'homme? 

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12 février 2006

Le plus beau des combats

J'ai vu "le plus beau des combats". Bon, vous l'aurez compris, pour ceux qui l'ignoraient, c'est un film. A l'époque de sa sortie au cinéma, je n'avais pu le voir pour plusieurs raisons. Quelle chance d'avoir pu me rattraper, car il est littéralement excellent. Jeu d'acteurs très efficace - un denzel Washington épatant comme à son habitude -; mais surtout une charge émotive très puissante. C'est un film qui marque incontestablement. Je le recommande.

Posté par mitnick à 22:20 - CINEMA - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2006

Get Rich Or Die Tryin'

get_rich_or_die_tryin_Un très bon film, de mon point de vue, que je recommande à tous. Assez simple, bien que dramatique. La réalité de la vie y est déshabillée, crue. Tout est montré, sans que ce ne soit ostentatoire pour autant. Une fidélité comme je les aime, pour un film réunissant des acteurs connus et d'autres beaucoup moins.

Au delà de l'ascension d'un ancien dealer de crack, je retiens davantage le chemin parcouru par un homme ayant une passion et des convictions et ne s'en détournant pas. Franchement, demander à tout jeune du Bronx ou du Queens de prendre exemple sur 50 Cent serait sans doute me moquer de lui. Je pense plutôt que chacun est capable de développer sa propre résilience s'il en a la volonté. C'est certainement le message que 50 Cent a eu à coeur de nous transmettre.

One single word: RESPECT.

Posté par Tchim à 19:42 - CINEMA - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2006

Lord of War

J'ai vu le plus beau film depuis "Hôtel Rwanda": "Lord of war". Je ne veux pas en parler car je ne me sens pas à la hauteur de ce film; je le desservirais forcément. Je ne peux que vivement, mais alors vivement le recommander; celui qui suit mon conseil et qui en revient objectivement - il faudra le justifier - déçu se verra rembourser, je le promets. N'hésitez pas, allez-y svp...

Posté par mitnick à 02:10 - CINEMA - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 novembre 2005

Cinéma: remise en question

Je dînais hier avec un ami qui a complètement remis en cause mes goûts en matière de cinéma.

Que ce soit Malcom X, American Beauty, Seven, Cry Freedom ou Hotel Rwanda, il les trouvait tous approximatifs. Tantôt le jeu d'acteur n'était pas bon (Cry Freedom), tantôt le réalisateur n'avait pas gardé les bonnes scènes, ou avait coupé celles qu'il fallait conserver (Malcom X). Soit le film ne retrace pas les faits (Hotel Rwanda), ou alors ce n'est encore qu'un de ces navets américains sans histoires (American Beauty)! De façon générale, il estimait que seul le cinéma d'auteur méritait qu'on lui accorde quelque valeur.

Personnellement, je n'ai rien contre le cinéma d'auteur, mais je me posais la question de savoir s'il ne rechignait pas tous ces films précités sous prétexte qu'ils sont américains ou à forte contribution américaine. Visiblement il n'estimait pas la formule hollywoodienne en particulier qui veut que les films soient soi-disant "réussis" puisqu'ils ont le budget suffisant pour cela.
Tout de même, arrêtons ce déni incessant du cinéma américain et reconnaissons que la formule a quand même du bagout. Sincèrement, je me refuse à baser ma critique du cinéma sur des considérations monétaires. Nous parlons d'abord d'art avant de parler de fric, nous parlons de réalisateurs qui tentent de faire passer un message, avant de parler de sponsors. Reconnaissons qu'à côté des vrais navets qui en outre ne sont pas concernés par ledit débat, il existe des blockbusters américains qui, au delà du fait qu'ils soient soutenus financièrement, sont de véritables succès artistiques.

...

Oh, tout cela me fait penser que le prochain festival de la Fespaco se tiendra en février 2007, et qu'il me faut peut-être commencer à économiser pour mon billet d'avion. Burkina, je te donne rendez-vous dans un an et demi. Tiens toi prêt.

P.S.: Tout de même, une Française discutant avec un Camerounais en Allemagne, dans un restaurant thaïlandais, sur le cinéma américain. Huumm, pas mal. Affiche à renouveler, en discutant en anglais la prochaine fois.

Posté par Tchim à 09:26 - CINEMA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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