THE BLOG

"La moralité de l'art consiste à utiliser de façon parfaite un moyen imparfait." Sir Henry Wotton dans "Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde

28 juillet 2007

POUM

POUM

Je suis le diable, le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir d'ailleurs, regarder moi si vous l'osez ! Noir, d'un noir roussi par les feux de la géhenne, les yeux verts poison, veinés de brun, comme les fleurs de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes, combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, pour tout dire diabolique.

Je suis le diable et je vais commencer mes diableries sous la lune montante parmi l'herbe bleue et les roses violacées. Gardez-vous, si je chante trop haut, de mettre le nez à la fenêtre ! Vous pourriez mourir soudain de me voir sur le faîte du toit, assis tout noir au centre de la lune.   

Colette

Ce poême, je l'ai appris quand j'étais en CE2, j'avais alors 7 ans. Je m'en rappelle aujourd'hui comme si c'était hier. C'est étrange ce que la mémoire peut nous réserver parfois. Elle peut être un grenier très rangé par ci, fort désordonné par là. Allez savoir pourquoi.

Apparemment, cela fait 18 ans que je dépoussière et nettoie le même compartiment. En effet, régulièrement je me prends à vérifier que j'ai toujours le poême en tête. Et chaque fois, il trône dans mon grenier, sans une ride, impeccable de longévité. Je me suis donc décidé de faire le maximum pour conserver l'endroit: je vais le polir, le cirer, le rénover, le décorer; ça ne pourra qu'ajouter à son endurance déjà remarquable. Demain, je m'en irai acheter un costume de diable, et je m'amuserai à l'enfiler, je m'entraînerai à réciter le poême avec les gestes les plus démonstratifs, les mimiques les plus grandiloquentes, le ton le plus théâtral.
Puis, une fois prête, je trouverai un public intéressé de visiter les alcôves reculées de mon grenier, curieux d'assister à l'extraction des sédiments profonds de ma mémoire.

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25 janvier 2007

Le Parfum - lu et revu

Le_Parfum___Patrick_S_skindPerfume, The story of a murderer est le film que je suis allée voir dimanche soir dernier au cinéma. Si j'ai fait le déplacement, c'est avant tout parce que je voulais savoir ce que donnait l'adaptation cinématographique d'un des romans ayant marqué mon adolescence, Le Parfum écrit par l'allemand Patrick Süskind.
Bien que j'eusse beaucoup aimé le livre, de l'aventure qu'il m'avait offerte alors que j'étais en première, ne me restaient en mémoire que quelques images. D'abord, celle d'un bébé, personnage principal, né dans la puanteur extrême d'un marché de poissons du Paris moyenâgeux. Il me restait également l'image de ce personnage parmi les personnes les plus hideuses et les plus répugnantes qui puissent exister. Enfin, si ma mémoire ne me trahissait pas, ce même personnage avait un don absolument gigantesque: un odorat omniscient, capable de capter les moindres effluves à des centaines de lieues à la ronde.
Ce sont donc les quelques bribes d'images qui m'occupaient l'esprit dans la perspective de la séance de cinéma.

Notre personnage, dont le nom, Jean-Baptiste Grenouille, me sera révélé par le film, incarnait le génie dans toute sa splendeur et dans toute son ignominie. Du fait de son don inné, il avait pris la décision de devenir parfumeur et alors, la dualité contradictoire de l'expression "génie du mal" se retrouvait unifiée en ce jeune homme de dix-neuf ans, si droit dans sa quête du meilleur de tous les parfums et si intransigeant quant aux moyens à employer pour y parvenir. Dans son roman, Patrick Süskind était parvenu à faire converger chez un même personnage les extrêmes les plus éloignés, la laideur de l'assassin cruel et l'extrême beauté du génie sublimant tous de ses parfums.

PerfumeJ'aimerais tenter ici de faire la distinction entre le doué et le génie. Car en effet, selon moi, tandis que le doué est celui qui possède un don qu'il est capable d'utiliser et de démontrer chaque jour sans difficulté, le génie lui revêt une forme supérieure: en plus d'être doué, il aura cette obsession constante de vouloir exploiter son don, il s'efforcera sans cesse d'en tirer le meilleur quand pourtant il semble déjà y être parvenu. Dans Le Parfum, Jean-Baptiste Grenouille, c'est bien celui-là, celui qui laisse trahir sa nervosité et son impatience devant le savoir.

Ce que j'ai pu également voir dans le film et qui a ranimé mes souvenirs du roman enfouis, c'est cette ligne directrice que forme tout l'univers des odeurs. C'est à travers celles-ci que Patrick Süskind parvient à nous expliquer ce que sont à la fois l'art et la beauté. Jamais il n'aura recours à la peinture, à la musique, à la sculpture ou à la littérature. Seul l'art de créer des parfums, d'agencer les odeurs, de marier les arômes suffira. Alors, des puristes de philosophie me rétorqueront qu'il ne s'agit pas là d'art, mais de savoir faire. J'irai me replonger dans mes lectures platoniciennes et me déciderai ensuite. Toujours est-il que Süskind en plus de décrire un art, saura décrire également le sentiment d'admiration que suscite l'oeuvre d'art. La scène d'orgie générale et massive (dont je n'avais pas souvenir) est à ce propos excellemment appropriée, quoique intrigante. Comme un point d'orgue, elle semble suspendre le film quelques minutes, laissant libre cours à l'interprétation des spectateurs, avant de reprendre. Une question se pose alors: l'exaltation absolue de l'être humain doit-elle nécessairement se traduire par l'acte sexuel? L'homme, quand il ne se contrôle plus, quand son noyau accumbens (la région du cerveau régissant le sentiment amoureux) est absorbé de stimulations, doit-il nécessairement exprimer cet état par la pulsion corporelle? Si oui, comment cela s'explique-t-il? Est-ce par des arguments physiologiques, spirituels, philosophiques?

Le_parfum___vu_et_reluPar ailleurs, Patrick Süskind, dans son oeuvre, semble nous faire croire qu'un homme dépourvu d'éducation est d'emblée dirigé vers le mal et vers la méconnaissance de la valeur humaine, ce qui contredit le principe rousseauiste selon lequel l'homme naît bon. Certes, du moment même où il est né, Jean-Baptiste Grenouille n'a fait que susciter le dégoût de ceux qui l'approchaient. Mais cela suffit-il à expliquer la pulsion irrésistiblement meurtrière du protagoniste? Ou bien Grenouille ignore-t-il ce que sont le bien et le mal? Impossible dans la mesure où il manie avec un talent presque démesuré le sens des hommes, dans la mesure aussi où lui-même sait éprouver la douleur comme la satisfaction. Puis, quand bien même il ignorerait la distinction manichéenne, cela suffirait-il à l'affranchir de sa culpabilité?

La fin de l'histoire et du film est un clin d'oeil à toute la dialectique de l'amour aussi passionnel qu'il peut être destructeur.
Du très beau roman et du très beau film.

P.S.: cette analyse du film et du roman est très restreinte, beaucoup d'éléments n'ont pas été cités; c'est la lecture du roman qui vous montrera à quel point Patrick Süskind était inspiré.

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20 août 2006

Everything Bad is Good for You

EBiGfYDans quelle mesure la télé-réalité contribue-t-elle à notre développement intellectuel? A quoi est du l'engouement toujours plus grand de la jeune génération pour les jeux vidéos? Quel impact l'essor des nouvelles technologies liées à Internet a-t-il sur nos facultés cognitives?

Toutes ces questions sont débattues parmi de nombreuses autres dans le livre de Steven Johnson intitulé "Everything Bad is Good for You" (en français: "Tout ce qui est mauvais est bon pour vous"). Dans ce livre, l'auteur américain tente de démontrer que les phénomènes de culture de masse, tels que Internet, les feuilletons à succès ou encore les jeux vidéos peuvent s'avérer des facteurs décisifs de notre développement intellectuel, et susciter, plutôt qu'une passivité intellectuelle habituellement décriée, l'augmentation de nos facultés cognitives.
Steven Johnson base son argumentation sur le concept de "Sleeper Curve" (que l'on peut traduire par "courbe du dormeur") qu'il explique comme étant ce phénomène selon lequel les formes les plus "dégradées" vectrices de la culture de masse (jeux vidéos, films violents, sitcoms, etc.) sont en fait parmi les plus enrichissantes d'un point de vue intellectuel. Il démontre comment l'analyse de systèmes, la théorie des probabilités, la reconnaissance de modèles, ainsi que la patience, sont autant d'éléments aujourd'hui indispensables à qui veut s'imprégner et se familiariser avec la culture pop d'aujourd'hui. A l'aire du divertissement numérique, nous sommes de plus en plus amenés à savoir entreprendre des activités multi-tâches, plutôt que linéaires, aux séquences raccourcies et à l'interaction instantanée.
Tandis que pendant des décennies l'intelligentsia tendait à penser que la culture de masse suivait une courbe déclinante et sombrait le public vers le plus bas dénominateur commun, présupposant que c'est ce que les masses demandent, Steven Johnson estime que nous assistons au cas tout à fait inverse: la culture d'aujourd'hui est pour ainsi dire plus exigeante intellectuellement. Notre type de consommation en matière de culture de masse est régi par un rapport de force entre le profit financier généré par l'industrie du divertissement, l'appétit neurologique et intellectuel de notre cerveau, et l'évolution constante des moyens technologiques mis à notre disposition. Pourtant, on démontre aisément notre désir de défit intellectuel et de complexité dans nos choix de consommation culturelle.

Bien que les exemples donnés par Johnson soient exclusivement américains, et donc que le champ d'étude soit réduit, la démonstration de Johnson se tient grâce à la diversité des domaines culturels étudiés. Sans pour autant dénigrer les activités longtemps valorisées telles que la lecture, l'écriture ou les activités en plein air, l'auteur parvient globalement à nous convaincre de ses observations.
Le bouquin est sorti en mai dernier, et la version française n'existe pas encore. Mais pour ceux que ça intéresse, dès que j'en entends parler, je vous fais signe.      

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03 novembre 2005

Le fils du vent

le_fils_du_vent1Waouh, il me semble que c'est Barbudo et Mitnick qui ont évoqué pour la première fois Henning Mankell sur THE BLOG. Je les en remercie. Je ne sais pas si c'est moi qui parfois manque d'esprit critique par rapport aux livres que j'achète, mais je dois dire que depuis quelques temps j'ai la sacrée "vaine" d'acheter des bouquins pour ainsi dire "PUISSANTS".

Je viens d'achever Le fils du vent écrit par Mankell et je dois dire que ce livre est un petit miracle de littérature. Rarement j'ai lu un bouquin aussi rapidement, tant l'histoire est remarquable. Elle raconte la rencontre entre un petit Africain du désert du Kalahari et la Suède durant le dernier quart du 19è siècle. Calme par moments, douloureuse par d'autres, silencieuse, puis violente,  l'histoire balance entre rêve et réalité. Des oscillations qui rappellent la houle de la mer, laquelle semble constituer comme l'ossature du récit. La naupathie atteint son apogée à l'issue du roman et cloue un drame relaté de façon exemplaire.

J'ai eu tout de suite envie que l'histoire soit adaptée au cinéma. Même si au vu du récit, ce serait une entreprise ardue, ça n'en serait pas moins un réel succès je pense.

En tout cas, pour les amateurs d'histoires simples et sans déchets, à se procurer à tout prix.
Pour ma part, je vais tenter de me procurer dès que possible La lionne blanche du même auteur.

P.S.: J'étais sure que Le fils du vent avait déjà été évoqué dans THE BLOG, et que c'était d'ailleurs le commentaire qui avait motivé mon achat, mais incapable de remettre la main dessus.

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09 octobre 2005

Bernard Werber

bernard_werber_2J'ai découvert cet auteur il y a environ deux ans avec le premier tome de sa trilogie des fourmis intitulé "Les Fourmis". Ce livre est vraiment impressionnant, plein de méticulosité. Je n'ai pas encore entamé les deuxième et troisième tomes, mais la lecture des bouquins "L'Ultime secret" et "L'encyclopédie du savoir relatif est absolu" confirme l'admiration que j'éprouve pour cet écrivain.
Après avoir lu sa biographie sur son site internet personnel, je me suis rendue compte que B. Werber était un véritable génie, ce genre de spécimens qu'on ne découvre que très rarement. Il me donne l'impression d'avoir un tempérament exagérément curieux, à la manière d'un stakhanoviste de la fouine. On a le sentiment en lisant sa biographie qu'il ne se lasse de rien, qu'il s'accroche coûte que coûte à ses passions.
A 25 ans à peine, avoir étudié le droit, la crimonologie, fait du journalisme au Nouvel Observateur, au Point, chez Libération, fait des études pour devenir scénariste, un voyage aux Etats-Unis, un voyage en Afrique, avoir créé une troupe de théâtre, avoir mis sur pieds un journal du lycée, avoir écrit des centaines de nouvelles, etc... cela donne le vertige et prête à penser qu'il est finalement trop dispersé. Pourtant, quand on lit son oeuvre, on a le sentiment que tous ces domaines sont exploités et s'accordent pour produire des best-sellers qui méritent leur appellation.
Je vais essayer de lire autant de bouquins que je peux de lui.
Je vous souhaite de le découvrir également si ce n'est pas encore fait.

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26 août 2005

The Da Vinci Code

the_da_vinci_codeUne excellente fiction remarquable d'intelligence et bourrée de références culturelles.
Un livre philosophique qui ose poser de nombreuses questions relatives à la foi.
Un thriller au suspence pour le moins haletant mêlant Religion, Histoire et Symbolique.
Un récit qui ne peut que susciter polémiques et controverses.
Une oeuvre que je recommande à tous.

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18 août 2005

"Péplum" d'Amélie Nothomb

couverture_p_plumJe viens de terminer Péplum d'Amélie Nothomb et je dois dire que le livre est assez fascinant. A partir d'une hypothèse sur l'imposture que pourrait avoir été l'ensevelissement de la ville de Pompéi en 79 ap. J.C., Amélie nous emmène au coeur du 26è siècle ap. J.C. pour un dialogue sans fin avec Celsius, savant supérieur de la caste des Grands dont l'oeuvre a été de reproduire à nouveau l'ensevelissement de Pompéi afin de préserver ne serait-ce qu'une parcelle d'un Sud qui a été exterminé. Les Etats n'existent plus, seuls les Ponantins et les Levantins demeurent. Le mariage est reconduit tous les 3 ans si les deux conjoints le veulent. Les hommes ne s'habillent plus mais sont recouverts d'hologrammes.
Mais outre ce regorgement de cynisme, ce qui m'a frappé c'est le narcissisme flagrant d'Amélie Nothomb qui se met en scène dans cette joute verbale et n'hésite pas à se mesurer à un génie, doté d'une connaissance sans faille de l'Histoire des civilisations antérieures. Son estime de soi est telle que le dialogue, qui se veut autobiographique alors qu'il a lieu au 26è siècle, se cloue sur l'expression d'une prophétie dont allégrement Amélie se fait la rapporteuse innocente mais convaincue.

Sans remettre le talent de l'écrivaine en question -selon moi, ses livres Cosmétique de l'ennemi, Hygiène de l'assassin et Stupeur et Tremblements ont prouvé qu'elle était une génie- j'aurais aimé qu'elle ajoute à ce don la modestie. Mais avec Péplum, force est de constater que son manque d'humilité dans la vie a tendance à déteindre sur ses oeuvres. Dommage.

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16 juillet 2005

Maladie du livre

Je suis malade. J'ai développé une forme pathologique de passion pour le livre qui, plutôt que de me servir, nuit à l'apport censé être procuré. En effet, si je compte bien, j'en suis à 11 livres commencés non terminés et 7 achetés mais non entamés. Je suis à la recherche du vaccin permettant de renverser la tendance, mais ce n'est apparemment pas moi qui contribuerai à relever le taux de reconnaissance mondiale de la Recherche française. Je ne sais plus quoi faire, je suis désespérée. Certes parfois, on croit voir poindre quelques débuts de convalescence lorsque je parviens à achever un bouquin parmi la masse, mais très vite des rechutes s'en suivent.
Je fais donc appel aux meilleurs spécialistes de cette maladie afin qu'ils me conseillent et me guident dans cette période douloureuse. Le but étant de retrouver une stabilisation de mon taux de librophilie dans le coeur (je suis également à la recherche du mot désignant "amour pour le livre", s'il existe, pour éviter ce barbarisme).
A l'heure actuelle, mon état est stationnaire, mais il risque de s'aggraver si en me baladant tout à l'heure je passe devant la Fnac ou le Virgin. Je tiens donc également à ce que les spécialistes me recommandent le régime à suivre dans une telle situation pour éviter de me rapprocher de la phase terminale.
Certains de mes proches ont tendance aujourd'hui à penser qu'ils n'auraient pas dû m'inculquer cet passion quand j'étais enfant, et la culpabilité les empêche de venir me rendre visite dans ma chambre d'hôpital. Si vous les rencontrez, dites leur quand même que tout va bien, que je tiens le coup. Dites leur surtout que rien n'est de leur faute et que ce sont des choses qui arrivent. Feignez qu'un vaccin est sur le point d'être élaboré et que très vite je recouvrerai la santé.
Je vous remercie.

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03 juillet 2005

Addiction, Debray, Sciences-Po

Je suis rongé par un mal que je finis par penser incurable: la "bouquinite aigüe". Elle - la bouquinite - se manifeste simplement par une frénésie d'achat de bouquins, dans un geste qui confine au réflexe. Que j'en ai les moyens ou pas, j'ai besoin - comme certains des fringues - de me procurer des livres. Au passage, pour ceux que ça intéresse, je me suis procuré le dernier Régis Debray, "les communions humaines:  Pour en finir avec les religions" , un essai qui semble pertinent, incisif, comme sait l'être, selon moi, Debray: 13 euros tout de même. Concernant ledit Debray, qui décidément m'intéresse assez, je tombe sur une de ses phrases, extraite d'un interview que celui-ci accorde au journal " MEDIAS " . Debray y critique les journalistes, leur reproche leur étroitesse d'esprit, héritée, selon lui, de la culture Sciences-Po., vénérable Institution Française s'il en est, et qu'il définit comme un "moule à gaufre des idées courtes et convenues". Eh bien, je souscris entièrement à l'analyse de Debray, malgré mon intention d'être lié à ce "moule"... Mais j'y reviendrai.

Posté par mitnick à 00:04 - LECTURE-LITTERATURE - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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