21 janvier 2006
Amour et Déterminisme
L'amour consiste en cette auto-persuasion sans fin, et donc vaine, que deux êtres ne se sont pas rencontrés par hasard. L'amour, par essence fortuit, a donc pour but de dénaturer le hasard d'où il est né. Il s'aventure à renier sa nature propre. En conséquence, il est contradictoire par essence, soit chaotique, bancal.
Tout sentiment amoureux ne peut être éloigné de la notion de déterminisme, puisqu'il la poursuit malgré lui. Il lui est intimement lié comme le présent est lié au futur, la vie à la mort. L'amour fonctionne par caprices ininterrompus, faiblesses successives, celles de l'espoir d'emblée vain.
L'amour devient dangereux lorsqu'il revêt les aspects de fatalisme, c'est à dire lorsqu'à sa lubie déterministe, il superpose une attitude négative, ou en clair pessimiste. Quand ce caprice déterministe alimente le sentiment amoureux et le fait perdurer, le fatalisme lui est un faux pas, un dérapage, s'attelant à consumer le sentiment amoureux en l'enfermant dans une illusion paralysante. On dit alors de l'amour qu'il n'est non plus passionnel mais obsessionnel.
30 octobre 2005
Le capitalisme est-il moral?
Telle est la question qui constitue le titre du dernier livre du philosophe André Comte-Sponville. Je n'ai pas acheté le bouquin, mais à en parcourir la brochure que je tiens dans les mains, le philosophe semble y défendre que "Prétendre que le capitalisme pourrait être moral n'a pas de sens. En effet, le possible et l'impossible n'ont que faire du bien et du mal." Il donne un exemple: "Imaginez la réaction d'un physicien qui vous expliquerait la grande équation d'Einstein, E=mc2, et à qui vous objecteriez que cette équation n'est pas morale puisqu'elle fait exploser des bombes atomiques. Ce physicien vous répondrait que vous ne parlez pas de la même chose! Dans l'ordre économico-techno-scientifique, rien n'est jamais moral ni immoral. Tout y est plutôt amoral car la morale n'a rien à faire ici. A la question : "Le capitalisme est-il moral?" je réponds donc évidemment non puisqu'il ne le peut pas! Conséquence, si nous voulons qu'il y ait une morale dans une société capitaliste, celle-ci doit venir d'ailleurs que du marché".
Si je rapporte sur ce blog les propos d'André Comte-Sponville, c'est parce que je m'oppose à sa théorie. En effet, si l'on me pose brûle-pour-point la question "Le capitalisme est-il moral?" ou plus précisément "Le capitalisme peut-il être jugé moral ou immoral?", je répondrai allégrement à l'affirmative. En effet, il me semble qu'André Comte-Sponville omet de distinguer les différents aspects perçus du capitalisme. Je m'explique.
Certes, tel que Comte-Sponville semble le décrire, le capitalisme est un système particulier de gestion des hommes, ayant des applications notamment dans le management des entreprises qui lui sont propres. Ces applications répondent à un certain ordre plus ou moins logique en théorie, ayant pour but de générer la richesse et la productivité de la structure privée.
Cependant, il me semble qu'au delà d'un simple système théorique, le capitalisme peut également être considéré comme une idéologie, c'est à dire comme un mode de pensée ayant la faculté de glaner l'assentiment d'un certain nombre de personnes et ayant également cette faculté d'être le concept fondamental de partis politiques. Or appréhendé de la sorte, le capitalisme devient un ensemble de jugements de valeurs opérés par les individus qui l'adoptent ou le réfutent. En effet, l'idéologie a pour caractéristique inhérente de ne se baser que sur des valeurs, qui par essence ne peuvent être partagées par l'unanimité des individus. Or qui dit valeur, dit forcément morale. Toute valeur, de quelle que sorte qu'elle soit, est sanctionnée par l'individu qui lui attribue une certaine faculté morale selon une échelle qui lui est propre puisque façonnée d'après l'éducation et la culture qu'il a reçues.
Vu de ce point, le capitalisme engage dès lors et en premier lieu cet individu et n'existe finalement (en tant qu'idéologie) que par lui. Ce qui n'était qu'un système théorique ne peut donc plus s'esquiver de l'échelle de la moralité. Il lui est forcément lié et est même généré à travers elle. En effet, le capitalisme se distinguera des autres idéologies en tant que ses composantes sont perçues comme plus ou moins morales que celles qui constituent les autres idéologies.
Conclusion, je pense que l'acception par André Comte-Sponville du capitalisme comme système théorique de gestion des hommes est réductrice. Peut-être essaierai-je de me procurer son livre pour mieux savoir ce dont il en ressort. Mais d'emblée, mon regard sera pour le moins critique.
21 juillet 2005
" Vous serez comme des dieux"
Gustave Thibon, dans cette "fiction theâtrale" très agréable à lire, soulève une question essentielle. Il s'adresse plutôt aux croyants ( encore qu'elle interpelle tout le monde ). Je rappelle, pour ceux qui ne le connaissent pas, que Thibon était - décédé en 2001 - un philosophe monarchiste et catholique. Dans " Vous serez comme des dieux " , il prend acte et salue les progrès techniques, comme une victoire sur la nature. Toutefois, il s'interroge sur les limites de cette voie: peut-on indéfiniment se lancer dans une course au toujours mieux, toujours plus? N'y a t'il un point au delà duquel l'homme cesse d'être à sa place et concurrence Dieu? - les croyants sont interpellés - . Il pose notamment, tout à fait clairement, la question suivante, censée, selon lui, départager les "hommes de l'avenir" et les "hommes de l'éternité": " Si, du jour au lendemain, la science supprimait la mort, que penseriez-vous de ce "plan de Dieu sur l'histoire" qui perpétuerait indéfiniment la séparation entre l'homme et Dieu? Et surtout que choisiriez-vous? De profiter d'une découverte qui vous priverait pour jamais de la vision de celui que vous appelez votre Dieu ou bien de vous précipiter dans l'inconnue pour le rejoindre? "
04 juillet 2005
Sartre détesté
L'anniversaire de la naissance de Sartre a été célébré dans tous les journaux. Afin, comme célébration, l'on aurait pu s'attendre à autre chose. Mais il faut dire mon opinion, en la matière, est subjective, car je suis, ou plutôt me veux "sartrien". Bref, il était difficile de passer à côté des couvertures des magazines, nous offrant une enième resucée du match Sartre-Aron, avec des arguments - toujours les mêmes - éculés. Il en ressort, très clairement, et ce n'est d'ailleurs un secret pour personne, que Sartre, en France du moins,est rejeté: à la fois dans les média et à l'université, qui pour une fois sont en phase. Il est d'ailleurs intéressant, comme le fait remarquer Annie Cohen-Solal - l'une des meilleures spécialistes du "Maître" en France - dans un récent article du "Monde", de noter le décalage entre la perception de Sartre en France et à l'étranger, où il reste une référence dans bien des pays, y compris aux Etats-Unis ( puisqu'il est convenu - en France - de toujours les citer pour faire crédible). Cette différence, de mon point de vue, permet de mieux comprendre le fonctionnement d'une certaine France; en fait la France "d'en haut". Car au fond, et delà de tous les arguments avancés, sartre est détesté car il a réussi à "penser contre lui", donc contre les "autres", et spécialement contre "eux". Voilà en effet un enfant de la "bourgeoisie", pur produit du système élitiste français, qui avait vocation à être un notable du "sérail", mais qui en fut le plus illustre pourfendeur. "Ils" ne le lui ont jamais pardonné - même mort! imaginez -. Sartre a refusé d'être un "bourgeois", il a rejeté - et même moqué certains d'entre eux - tous les honneurs (Prix Nobel, légion d'honneur,...); il raillait "leur" arrogance et "leur" incompétence. Il était à l'aise avec le "peuple", comprenait "les" jeunes. Insupportable pour eux. Il méprisait le système éducatif français, qui pourtant l'avait, d'un certain point de vue, "fait". Il dédaignait les contraintes de la société bourgeoise, et vivait une union libre avec Simone de Beauvoir, son amour "nécessaire", parallèlement à ses "amours contingentes". Intolérable à l'époque. Il alliait Intelligence - au moins là dessus il y'a unanimité - et simplicité. En somme, Sartre dérangeait parce qu'il n'était pas là où on l'attendait, parce qu'il était "différent"; il était anticonformiste, il était leur mauvaise conscience. Il était cet "Autre" qui leur ressemblait tant, tout en en étant fort éloigné. L'oeuvre de Sartre, autant que sa vie, devraient être étudiés dans les Universités. Mais il est vrai qu'il oeuvrait pour la liberté de l'Homme, une liberté absolue, sans compromis ni compromission. L'Institution scolaire n'est évidemment pas dans cet esprit.
15 juin 2005
Badiou, fin...
C'est vraiment la fin de l'année (scolaire). Tous les signes qui marquent le début de cette fin sont déjà plus ou moins apparents: soleil, touristes, odeurs plus fortes dans le métro, début du Bac,...Tout ceci est dérisoire me direz-vous. J'en conviens volontiers. Ce qui l'est moins à mes yeux, est l'arrêt du séminaire de Badiou. En effet, le dernier du genre - pour cette année scolaire - a lieu ce Mercredi. J'en profiterai donc au mieux. je serai attentif, prendrai des notes avec plus de précision et d'acharnement, noterai les références. Quand j'y repense, quelle somme de "choses" apprises en si peu de temps, et surtout quel bonheur de les apprendre, malgré, encore une fois, le côté parfois abscons de certaines idées, et plus généralement le niveau intellectuel - tout est relatif, il ne s'agit que de mon point de vue - de ces conférences. Toutefois, naviguer, en si peu de temps, de Hegel, Heidegger, ...à Pasolini, en passant par Rimbaud, Paul Cohen ou Marx est tout de même peu banal. Alors, j'en serais presqu'à m'offusquer de l'imminence des vacances. Mais bon, Badiou sera de retour dès la rentrée, autant dire Demain...
21 mai 2005
Merci Ricoeur
J'étais sur le point de me déchaîner. Premièrement parce que comme je l'ai écrit hier, je traverse une zone de turbulences dont la principale conséquence sera que je me connecterai probablement plus difficilement au oueb. Par conséquent, quand j'ai la possibilité - comme c'est le cas actuellement - d'accéder au réseau, je me dois de me dé-chaîner. Deuxièment, j'avais une réflexion plutôt subversive à soumettre. Et puis, au détour d'un passage par la page d'accueil de Yahoo pour accéder à mes mails, que vois-je? Paul Ricoeur est mort. J'aurais tant voulu, comme c'est souvent le cas, m'être trompé, avoir mal lu. Paul Ricoeur était assurément, après le décès de DERRIDA, l'un des derniers très grands philosophes français vivants. Je dis bien philosophe, uniquement,authentiquement, implacablement, brillamment philosophe. En somme l'anti-BHL. Assez paradoxalement - étant donné que je ne le connaissais pas - je me sens triste; j'éprouve, pour être plus précis, un sentiment qui voisine avec la tristesse, mais qui est en fait et plus précisément un mélange de tristesse, de frustration, d'impuissance. Il se trouve en outre - heureux hasard - que je lisais récemment quelques réflexions remarquables de puissance de Paul Ricoeur sur le Mal; car il me semble, au risque de me tromper, que Ricoeur était essentiellement un penseur du Mal. Je me souviens avoir éprouvé le même sentiment à l'annonce du décès de Derrida. A la réflexion, je l'explique par deux choses. Premièrement, il me semble que de ceux que l'on appelle - souvent abusément - "intellectuels" ( mot-valise qui n'a plus aucune signification puisqu'il réussit quand même à désigner à la fois Derrida, Ricoeur, Badiou, et philippe Torreton, Gaston Kelman ou encore Fadela Amara), les philosophes sont une espèce rare, en voie d'extinction. Ils sont en définitive - avec "les" scientifiques - les seuls à rendre le monde intelligible, à nous rendre plus "intelligents". Ils demeurent les seuls, comme le dit Finkielkraut, à ne pas avoir "thésaurisé leur pensée", à traquer la complexité, dans un monde violemment binaire. Ils sont à ce titre essentiels. Deuxièment, et de là proviennent sûrement à la fois ma frustration et mon sentiment d'impuissance, l'indifférence, pour ne pas dire le mépris, dont sont victimes, à leur mort, ces penseurs est proprement terrifiante. Elle est en fin de compte assez révélatrice de la place infinitésimale accordée par cette Société au Savoir, à l'Intelligence, à l'Esprit. A l'heure où la disparition d'Eddy Barclay - qualifié au passage de "grand homme" fait la une du "20h" de France 2 quand le décès de Derrida fut célébré par un silence assourdissant, autant imaginer le sort qui sera probablement réservé à Paul Ricoeur! Alors tant pis, je ne me fais évidemment aucune illusion sur l'impact de ce billet, mais je demande à ceux qui liront ces lignes d'avoir une pensée pour Paul Ricoeur. Personnellement et très modestement, bien que n'étant pas philosophe, je lui rends un hommage appuyé, et lui dis Merci. Et puisqu'il était chrétien, je vais me forcer un peu et rajouter "Adieu". Paul Ricoeur était un Très Grand.
19 mai 2005
Un peu de philosophie
Sous titre: Merci à nouveau Yann
Hier soir, j’ai pu assister pendant une heure et demie à une des séances du séminaire de philosophie de Monsieur Alain Badiou, et je dois reconnaître que ce dernier n’a pas volé les compliments que lui accorde Yann dans un précédent message. Pour ma part, ce fut la première fois que j’assistais aux élucubrations (au sens laudatif du terme) d’un philosophe français reconnu du grand public. Ayant un réel goût pour la philosophie, je ne voulais pas manquer cette occasion.
En philosophe qui se respecte, Badiou commença par bien rappeler le sujet qui nous concernait, et à correctement énoncer l’objectif de la séance tenante. Mais au-delà de ses talents d’orateur et de dialecticien, je pense que ce qui m’a entre autres séduite, c’est la façon dont volontairement Alain Badiou -philosophe contemporain parmi les meilleurs, je le rappelle- se laissait aller parfois à l’expression de ses opinions personnelles même si celles-ci n'étaient pas rationnelles. Et tout ceci dans un soupçon d’humour, juste ce qu’il fallait pour mettre à l’aise un public désorienté par des démonstrations surprenantes d’abstraction.
Je dois avouer que, malgré mon engouement à l’écouter, malgré mon assiduité dans une prise de notes effrénée, il m’a été difficile 10 minutes après de rassembler tout de ce qui avait été dit lors de son intervention. N’était-ce pas Boileau qui disait : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » ? J'en conclurai donc qu'un peu d'exercice ne m'a pas fait de mal.
C’est alors que je constate que finalement nos philosophes français ne se résument pas à nos pour le moins célèbres Alain Finkielkraut et Bernard-Henry Lévy. Quand bien même j’ai lu et apprécié « L’imparfait du présent » écrit par le premier, je me rends compte que sans aucun doute on peut distinguer 2 catégories de philosophes : les accessibles et les moins accessibles. On aura alors très vite compris que si Finkielkraut et BHL sont si médiatisés c’est surtout parce qu’ils font partie de cette première catégorie -sans compter le fait que, dans leurs sacs, ils aient ajouté à leurs multiples tours l’art du marketing. En effet, on ne lit pas « L’imparfait du présent » comme on lit « La critique de la faculté de juger » de Kant ou bien « Le concept d’angoisse » de Kierkegaard. Sans pour autant dire que nos deux contemporains ne s’illustrent pas dans ce genre d’écrits plus abstrait et –disons le, bien plus compliqué- ils n’en font pas pour autant leur gagne pain, loin de là.
Toujours est-il que je vous invite, si l’expérience vous tente, à venir assister à la dernière séance d'Alain Badiou le mercredi 8 juin à 20h, au 45 rue d’Ulm, dans le 5ème arrondissement, métro Luxembourg.
NYTM
15 mai 2005
A. Badiou, R. Wagner, Le Monde
Je ne suis évidemment pas philosophe, mais je crois pouvoir affirmer, sans grand risque de me tromper, qu' Alain Badiou est l'un des grands philosophes français actuels, malgré les critiques qui peuvent légitimement- comme à tout le monde- lui être adressées. Il tient un séminaire ( auquel j'assiste volontiers ), généralement un - quelquefois deux- Mercredi par mois, qui entend " construire une réponse à une forme déployée de la vieille question de Kant: qu'est-ce que s'orienter dans la pensée?" Ce séminaire dure deux heures, de 20 à 22 heures, et a pour cadre l'ENS de la rue d'Ulm. Alors autant le dire d'emblée, le niveau de la chose est élevé, assez abstrait, quelquefois aride, mais particulièrement enrichissant lorsque, comme c'est mon cas, l'on réussit à "choper" quelques idées au vol. Pas beaucoup malheureusement(en ce qui me concerne), mais suffisamment pour avoir de quoi réfléchir pendant bien 1mois. Au delà de l'aspect purement "technique", j'y ai par exemple appris que si Paolo Pasolini fut un grand cinéaste, il n'en fut pas moins un poète redoutablement efficace, avec des poèmes aussi forts que "Victoire" (1964)... Bref tout ceci pour dire que Badiou organisait tout récemment, en compagnie de François Nicolas, une journée consarée à Richard Wagner sur le thème " Philosophie et Musique". Alors alors, l'affaire était intéressante mais technique, trop technique, en particulier l'intervention de Nicolas; celle de Badiou était plus accessible, encore que... Toutefois, il n'empêche que ma connaissance de l'oeuvre, et surtout de la vie(proprement extraordinaire) de ce compositeur prodige s'en trouve considérablement étoffée. Quel génie en effet! l'homme était tout à la fois "essayiste", philosophe, poète, musicien(évidemment), et même - en éxagérant un peu certes- "homme politique", puisqu'il prit une part active au soulèvement révolutionnaire de Dresde(1848). Wagner est évidemment connu comme compositeur de musique, mais ses travaux dans les domaines précités sont considérables. Pour ce qui est du versant musical de son travail, il m'a été donné " d'écouter" - entre autres- le quintette (scène 4 de l'acte III) des Maîtres Chanteurs, le récit du voyage à Rome au troisième acte (scène 3) de Tannhäuser, ou encore le monologue de Sachs au début de l'acte III des Maîtres chanteurs... les thèmes traités étant les thèmes de prédilection du compositeur: faute, pardon, amour, renoncement,... Après tant de louanges, une certaine forme de décence(?) m'oblige à dire, - pour ceux qui ne le savent pas - que ce génie total était violemment antisémite... Bref, bref, nonobstant le côté un chouia gentiment abscons des interventions de Nicolas notamment, cette journée fut plutôt enrichissante.
Je lis en ce moment un "petit" livre fort instructif ( 192 pages ) édité aux excellentes - Merci " Barbudo "- éditions L'ESPRIT FRAPPEUR , et intitulé "Le Monde, un contre-pouvoir? désinformation et manipulation sur le génocide rwandais" ; véritable réquisitoire contre le traitement de la "guerre" rwandaise par "Le Monde", journal paraît-il "de référence"... Pour l'instant, je l'avoue bien volontiers, les mots me manquent pour vous dire l'impression qui est la mienne à ce stade de ma lecture(je suis bientôt à la fin du livre); tout ce que je peux dire pour l'instant, et c'est bien dérisoire croyez moi : "ce n'est pas beau..." Beuve-Méry le pauvre, doit se retourner dans sa tombe.
